Qui sommes nous ?

Militants, élus ou sympathisants du Parti Socialiste, nous animons le courant  Socialisme et Démocratie dans la Vienne.
Lire la charte de Socialisme et Démocratie
Nous participons depuis de nombreuses années à la vie politique locale sous toutes ses formes. Nous voulons aujourd'hui peser sur l'avenir du Parti Socialiste et participer à l'élaboration de son projet. Nous avons voulu ce blog pour débattre avec tous et construire ensemble l'alternative autour de Dominique Strauss-Kahn.

Recommander

L'équipe de SD86

Responsable 86 :
Sandrine Martin

Contacts dans les sections :


Buxerolles :
Ludovic Devergne
Saint Benoit /Mignaloux :
Lakhdar Attabi
Poitiers :
Abderrazak Halloumi

Fontaine le Comte :
Franck-Yves Guilbert
Neuville :
Jean-Paul Saint Léger

La villedieu / Nouaillé :
Gérard Rivaud

Civray :
Philippe Gautron

Vouillé :
Pierre Failletaz


MJS :
Jules Aimé

Communication :
Sébastien Aufort

Mercredi 10 mai 2006
Le collectif national de Socialisme et démocratie se réunira à l’Assemblée nationale samedi 13 mai.

L'inscription est obligatoire...

Par Socialisme et Démocratie 86 - Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 mai 2006

Nous nous sommes réunis hier soir pour lancer la campagne.
Par Socialisme et Démocratie 86 - Publié dans : Local
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Dimanche 30 avril 2006
 

Après les élections de 2002, les camarades de Socialisme et Démocratie, qui avaient tous travaillé au côté de Lionel Jospin, ont décidé plus que jamais de poursuivre leur réflexion sur la social-démocratie et ses moyens d’action.

Autour de Dominique Strauss Khan, nous avons enrichi le Parti Socialiste de nos idées, de notre militantisme. Au congrès de Dijon, puis à celui du Mans, nous avons porté le réformisme ; au moment du référendum interne, nous avons défendu notre vision de l’Europe. A chacun de ces rendez-vous, nous avons porté nos convictions, dans le respect de la démocratie, du parti, et de son unité.

 

Aujourd’hui encore, à l’aube de grands rendez-vous électoraux, nous gardons ce cap. Porter nos convictions pour enrichir le parti socialiste pour les élections de 2007 et cela dans le cadre démocratique défini par tous.

Certes, il faut écouter ce que les Français ont à dire, ce que nous faisons tous chaque jour, mais il faut surtout apporter des réponses cohérentes et globales aux problèmes qui régissent leur quotidien. Ces réponses devront être courageuses et réalisables.

L’alternative n’est pas évidente, nous devons la construire et la porter en redonnant du sens à l’engagement et à la politique.

 

Plus que d’ordre, la population a besoin de perspectives économiques et sociales réelles. La, se trouve la vraie mise en sécurité de la France.

Même si une gauche rassemblée semble être utopique pour ce futur scrutin, nous devons mobiliser largement les électeurs de gauche et notamment au premier tour, pour faire face à l’offensive populiste de toutes les droites.

 

Et ce travail la, ce ne sont pas les médias, ni les sondages qui le feront à notre place. Dans chacun de nos espaces d’engagement, qu’ils soient syndicaux, associatifs ou simplement dans notre entourage proche, il faut que nous portions ce message de l’alternative. Nous devons montrer que la gauche et le parti socialiste sont les seuls capables aujourd’hui d’améliorer la vie des français et que pour y arriver nous avons besoin de chaque voix. Rien n’est gagné d’avance, mais tout est possible!

 

Sandrine Martin
Par Sandrine MARTIN - Publié dans : Local
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 28 avril 2006
--- DSK est invité de Claire Chazal dans le journal de 20 h 00 sur TF1 Dimanche 30 avril 2006.
 
--- "Complément d’enquête" Lundi 1er mai, sur FRANCE 2, présenté par Benoît Duquesne, antenne à partir de 22 h 30, "la France inflexible ?"

--- Les "4 vérités", Mardi 2 mai, antenne à 7 h 38, interview conduite par Françoise Laborde.
Par Socialisme et Démocratie 86 - Publié dans : National
- Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 26 avril 2006

Monsieur le président,

Je vous écris une lettre que vous ne lirez jamais et pourtant. Si je prends  la plume en pensant à vous, si je trace quelques mots pour vous, ce n'est  pas pour célébrer votre règne, je suis tenant du « droit d'inventaire ». Ce  n'est pas par goût du spiritisme que, parait-il, vous avez. Ce n'est pas non  plus pour un dialogue d'outre tombe, le flambeau à la main, comme Chateaubriand que vous aimez bien. Encore que c'est bien de lumière dont nous avons besoin. Cette lumière qui sied au politique tellement nécessaire dans les ténèbres de l'impressionnisme dominant.

Monsieur le Président, ils sont tous devenus « raides dingues » !

Dans un pays qui a porté au deuxième tour de la présidentielle un candidat national populiste aux références racistes et aux thèses d'extrême droite. Dans un pays qui a administré deux ans plus tard une magistrale fessée au gouvernement en les virant de tous les conseils régionaux. Dans un pays qui a dit « non » au traité constitutionnel européen provoquant une gigantesque panne Européenne. Dans un pays où un Français sur trois estime l'extrême droite globalement positive. On nous dit à nouveau, sondages à l'appui, que tout est joué, que la gauche a déjà battue la droite.

En 2001, les mêmes, avec les mêmes arguments, sur les mêmes médias, sur la foi des mêmes sondages, nous disaient : « Lionel Jospin est élu, Jacques Chirac est battu, dans la gauche c'est plié ». Les certitudes étaient telles qu'on oublia même le nom de Jospin sur les affiches. On délaissa les autres, on méprisa le programme. On sollicita à peine les Français. à quoi bon ?

A nouveau, une gigantesque campagne nous fait croire qu'il suffit de paraître pour l'emporter. La question démocratique Française serait la consécration du féminisme par une désignation. A nouveau on dit : « il faut simplement faire autrement ». Il est même des philosophes à ce point aveuglés pour dire « être une femme est devenue plus positif en politique puisqu'on a tout essayé, que les hommes ont échoués ».

La politique des sexes à la place de la politique ! Mais qui peut croire que lors du moment décisif, la France tranchera avec ce seul critère là ?

Une femme ne peut pas être disqualifiée parce qu'elle est une femme, c'est une honte ! Mais une femme ne peut pas être qualifiée parce qu'elle est une femme, c'est un conte !

Personne ne veut voir que la gauche est toujours divisée, que le Parti Socialiste n'est toujours pas crédibilisé d'une capacité à faire autre chose, que le leadership n'est toujours pas tranché.

Personne ne veut croire que le pays qui vient de s'unir pour défaire le CPE se tourne vers la gauche et ne voit encore rien de solide, rien de tangible. Personne ne veut prendre la mesure des 36% des Français estimant que l'extrême droite est utile à ce pays.

36% de possibles, cela fait combien de probables ? Allez ! On va nous rassurer à bon compte ! Comme si 5 ans de Chirac n'avaient pas aggravées la situation. Comme si l'exaspération n'était pas à son terme. Comme si Sarkozy n'avait pas déjà préempté ce rapport là. Comme si les frères Ripolin du néo conservatisme, Le Pen, Villiers, Sarkozy n'étaient pas à l'oeuvre.

Et nos sondeurs, ces veilleurs de nuit des temps modernes parcourent nos journaux avec un « dormez bien braves gens » qui fait froid dans le dos !

L'aveuglement est à son comble, la politique est réduite à des pronostiques puisés dans les sondages. Chaque jour, nos nouvelles pythies de Delphes, délivrent leurs oracles. Ils ont inventé ce dont le courant futurisme rêvait au début du 20ème siècle : « la persistance de l'instant ». Le « on peut gagner » se mute à coups de unes par un souriant « on va gagner » qui devient un démotivant « on a gagné ».

Mais victoire quel est ton nom ? Que propose t-on à la France ? Quelle est l'équation audacieuse et réaliste qui prenne en compte l'exigence Française d'une voix précisément Française dans la mondialisation ?

Avez-vous traversé la vallée de la Somme avec ses taux de chômage record ? Avez-vous remarqué au pied des terrils du Nord et du Pas-de-Calais ces Français vivant au Smic ? Avez-vous remarqué que nos banlieues sont descendues dans la rue plus de vingt jours, provoquant l'état d'urgence ? Avez-vous remarqué qu'il est impossible pour des jeunes de se loger dans nos métropoles ? Avez-vous constaté que la colère est là ? Avez-vous vu les viticulteurs en rogne ? Le chômage qui galope, les inégalités qui explosent, l'école à la peine et la justice hors d'elle même. Les milieux populaires, que dis-je les mille lieux populaires ne vivent-ils pas un sentiment d'appauvrissement ? Pour eux l'ascenseur social n'est pas en panne ? Il marche bel et bien, il descend. A force de ne plus comprendre un système qui vous met en danger, on désire. le bouder, le rejeter, le supprimer. Le bilan de Jacques Chirac est-il si positif qu'il ai redonné confiance et vigueur à la France ? Est-on sûr que la France ne rejette pas tout le système, faute de voir en la gauche une opposition de projet, un espoir de renouveau ? Est-il juste de dire, dans nos meetings, que la France vit une crise de régime, pour conclure benoîtement qu'il suffit de la tirer vers le haut ? Est-il praticable de répondre à un peuple, qui refuse la relégation : «  Le débat est simple : la fin des protections ou le déclin » ?

Monsieur le Président,

vous étiez animé par cet état d'esprit qui nie, cher au Général de Gaulle que vous n'aimiez pas. Vous saviez que la France n'a pas besoin de paroles dépolitisées mais de solutions étayées.

Le pays, les Français, veulent un autre chemin que celui que pratique chaotiquement l'UMP de Chirac/Sarkozy. Mais les Français veulent aussi autre chose que ce que fit en son temps la gauche.

Le France voit s'achever le cycle douloureux de Jacques Chirac. La droite incertaine laisse la place à une certaine droite. Si de Villepin s'est autodétruit dans la course à la rupture via le CPE, alors Sarkozy est aujourd'hui seul en UMP. Le porte parole du courant rupturisme sera le chef de file du renoncement.

Le renoncement, comme aime à le dire mon ami Dominique Strauss-Kahn, est à la base de la crise de ce pays. Il est la marque de fabrique de cette droite. Elle renonce à la France pour mieux glorifier le marché. Elle refuse à imaginer un chemin à notre modèle pour mieux le liquider. Elle n'a comme horizon que l'entreprise, alors que les Français veulent un pays. Elle glorifie l'individualisme consommateur alors que la France cherche un destin collectif. Elle veut destituer l'individu de son statut de sujet pour mieux le dissoudre dans un marché sans objet. Certes, les Français ont touché du doigt, par le CPE, ce qu'était la rupture annoncée. La droite est prévenue, cela ne passe pas car la rue est là. Alors il faut l'imposer par les urnes. C'est le sens de la candidature de Nicolas Sarkozy, imposer la rupture avec notre modèle par les urnes. Il y a vraisemblablement quelques forces sociales intéressées à cela. Cela mérite bien un conte pour la gauche, celui de « Blanche neige et les 7 nains ». Mais lorsque nous nous réveillerons, il sera trop tard.

Monsieur le Président,

vous qui scrutiez chaque élection cantonale pour mesurer un rapport de force réel. Comment ne pas voir au lendemain d'une magnifique victoire, la gauche en général et le PS en particulier devraient caracoler en tête ? Et pourtant la gauche dans son ensemble n'est pas encore là. Divisée, atomisée, enfermée dans ses débats dépassés. Comment peut-on rejouer « ad nauséum » le scénario déphasé du « oui » et du « non », alors que le combat contre le CPE a réuni sans exclusive toute la gauche et au-delà dressant la ligne de partage des futurs enjeux électoraux ?

La gauche aurait son point d'équilibre entre l'immobilisme et la fuite en avant médiatico-sondagière.

Comme le dit justement Lionel Jospin qui a eu à en souffrir, elle doit s'unir pour gagner, mais comme lui réponds Marie Georges Buffet, sur un projet nouveau.

Les deux sont liés, l'union pour un programme durable. L'union autour de propositions audacieuses et réalistes. Une union qui n'ait pas comme but la préservation des appareils mais le souffle du changement. Il faut dépasser cette logique qui fait, à gauche, de son voisin de pallier l'adversaire principal. On peut diverger sur le chemin mais doit-on s'opposer sur l'essentiel ? Il faut défaire par les urnes, le cours néfaste que Sarkozy veut faire prendre à la France. Pour cela il faut une nouvelle génération d'idées, une nouvelle pratique politique. Le PS a débuté ce mouvement, en imposant la parité, en travaillant à la diversité. Mais il faut faire mieux.

On ne peut pas aller à la bataille face à un adversaire au dessein aussi redoutable sans se fixer l'horizon des temps nouveaux. Si le pays est rétif à la théologie de la rupture, il l'est tout autant au statu quo de l'immobilisme et du renoncement.

Le sens de l'union c'est le renouveau.

Il faut inventer, imaginer, repenser, refonder. Il faut créer le mouvement du renouveau. Il faut pour cela une vision solide, une démarche claire, un programme crédible.

Au lieu de cela, on nous parle, reparle, et reparle, à l'infini, encore et encore, de la certitude de la victoire sondagière de l'un d'entre nous. On sait que ce résultat est précisément obtenu grâce aux « suffrages » de ceux qui s'abstiennent le plus. On sait que de Villepin ne sera pas candidat mais on le met dans le jus pour obtenir le résultat. On sait que le Front National est annoncé trop bas mais voilà il s'agit d'aseptiser la présidentielle, de produire une facilité. Il s'agit de nous endormir. Il s'agit d'un substitut à travailler à une alternative et ce n'est pas innocent.

Tous les ingrédients pour un nouveau 2002 sont sur la table. Un désir dont l'objet même se dérobe pour être désiré - une illusion collective qui s'auto alimente - une certitude sondagière maintes fois démentie mais toujours confirmée - Une gauche divisée qui n'existe que dans le rejet. Un programme parfait mais dont les Français ne perçoivent pas les effets.

Et pourtant près de nous, à nos portes, nous avons vu que le rejet ne suffisait pas. Berlusconi détesté par tous, rejeté par la majorité, brocardé par les médias. Berlusconi, le médiatico libéral et son empire de paillettes. Berlusconi, et ses alliances délétères, n'a été battu par la gauche que de quelques voix.

Déjà, Nicolas Sarkozy l'a salué, déclarant qu'il « s'était battu comme un lion » et nous a assuré qu'il en « tirerait des enseignements ». La bataille s'annonce rude dans une conjoncture drue.

Peut-on faire comme si la question essentielle n'était pas économique et sociale ? Comme si la France n'avait pas à répondre à la crise européenne ? Comme si le monde n'était pas en proie à bien des tourments ? Comme si l'Iran ne voulait pas disposer de l'arme nucléaire ? Comme si Chirac, une fois de
plus, n'était pas pour le boycott du Hamas à Bruxelles et contre au Caire ? Comme si l'Algérie n'était pas en proie à de nouveaux tourments ? Comme si la Russie de Poutine n'était pas en passe de provoquer une crise énergétique ? Comme si le prix du pétrole ne s'envolait pas ? Comme si l'Europe, en proie aux patriotismes de toutes sortes, n'allait pas dans le mur en klaxonnant ? Bref, comme si nous vivions dans le monde rêvé d'Amélie Poulain ?

Et tout cela disparaîtrait du débat lors de la présidentielle ? Peux-on aller à la bataille avec un simple « dites moi ce que vous voulez, je verrais ce que je peux faire ! » Si la gauche n'est pas suffisamment solide, si elle n'est pas armée d'un projet, si elle n'est pas unie, elle sera
balayée comme en 2002.

Le battage autour d'une victoire annoncée est un évitement, une facilité mais aussi une formidable illusion qui prépare bien des désillusions. On propose à la gauche de monter au front la fleur au fusil avec la ligne Maginot des sondages comme seule défense.

Monsieur le Président,

Vous nous disiez souvent dans un demi sourire : « il ne faut pas renoncer. Il faut avancer, avancer encore, avancer toujours ».

Alors dans toute la France, nous avancerons. On nous dit « c'est inutile », « c'est plié ». On pourrait répondre tel Cyrano : « c'est bien plus beau lorsque c'est inutile ». Mais nous avons l'impression de faire ouvre utile. Nous voulons conduire le renouveau de la gauche, de la France et de l'Europe. Mais nous voulons surtout dire à la gauche : Rien n'est fait, rien n'est plié, rien n'est acquis. La gauche, si elle veut présider aux destinées du pays doit prendre son destin entre ses mains. Il n'y aura ni raccourcis, ni faux fuyant, ni faux semblant.

Il faut relever le défi, vous le fîtes par deux fois ! Vous n'êtes plus là pour leur dire, eh bien nous le dirons !

Par Jean-Christophe Cambadélis - Publié dans : National
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 18 avril 2006
    La France de gauche vient de vivre l’une de ses plus franches victoires sociales à nous de tenter de l’analyser brièvement.


    C’est mi-janvier que le Premier ministre à fait savoir par voie de presse le contenu de son futur Contrat Première Embauche. La semaine suivante, l’unité de la gauche à été exemplaire, surtout dans les organisations de jeunesse. Un site unitaire à l’initiative du Mouvement des Jeunes Socialistes était mis en ligne, des blogs locaux transmettaient les informations villes par villes. Des comités se sont formés, souvent – et ce fut le cas à Poitiers – sur impulsion du MJS, pour pouvoir répondre frontalement à cette lourde attaque qui une fois n’est pas coutume ne visait que les jeunes.
    Ce contrat, je vous le rappelle avait pour objectif de permettre aux jeunes d’accéder plus facilement au monde du travail, si le principe était louable, les formes et le fond l’étaient beaucoup moins. Il s’agissait de permettre à l’employeur de licencier, sans justification, un employé dans les deux premières années de son contrat. Les garanties de droit étaient inexistantes, les indemnités risibles et la volonté affichée de palier à tous les problèmes de crédit et de logement par des artifices déjà existants démontrait justement la difficulté qu’aurait rencontré un jeune embaucher en CPE pour se loger, pour investir, pour vivre tout simplement.
    Ce contrat répondait à une logique, le libéralisme, cette logique utilisait la flexibilité pour arriver à ses fins : un monde de l’entreprise vidé du tout droit du travail, de toute garanties pour l’employé. En contrepartie, on permettait à certains employeurs scélérats de pouvoir désormais agir en toute légalité. La flexibilité n’est cependant pas une chose néfaste, qui n’a jamais rêvé de pouvoir changer de travail aisément ? Qui n’a jamais rêvé d’un marché du travail plus réactif ? Mais personne n’a jamais souhaité qu’au nom de cette flexibilité l’on sacrifie des acquis sociaux majeurs, datant pour certains du front populaire dont nous fêtons en ce moment le soixante-dixième anniversaire… Nous souhaitons au contraire allier cette flexibilité avec le soucis de formation avec la sécurité salariale, avec de vraies indemnités chômage, bref autant de solutions qui permettraient aux citoyens de pouvoir évoluer en toute sérénité tout au long de leur parcours professionnel. Quid de tout cela dans le projet présenté par la majorité actuelle.
    Nous devons notre victoire à de nombreuses choses. Dans un premier temps, la fragilité de l’argumentation de la droite et l’inexpérience de nos contradicteurs. Dans un second temps, l’importance de la mobilisation contre ce projet. Pour la première fois de l’histoire sur les 80 universités que compte notre pays, plus de soixante ont été bloqués les jours de mobilisations nationales. Les étudiants, fers de lance de ce mouvement ont su travailler dans l’unité, l’unité politique, l’unité des filières et l’unité de l’argumentation. À Poitiers, les jeunes socialistes ont été au coeur de cette mobilisation, dès le début plusieurs de nos camarades étaient parties prenantes de la coordination, que ce soit dans la rue, à la tribune où dans les débats notre expérience et notre volonté de démocratie auront su être utile à ce succès politique. Dans un troisième temps, force est de saluer l’unité retrouvée ne serait-ce qu’un temps à gauche. Unité politique avec une ligne de front allant des radicaux de gauche à l’extrême gauche. Unité syndicale, rassemblant les salariés et les étudiants autour de mêmes revendications et plus largement l’unité de peuple de gauche face à une droite qui a su briller par sa désunion sur fond de querelles personnelles.
    Mais nous ne saurions nous contenter de ce combat, mille autres restent à mener : le Contrat Nouvelle Embauche, faux jumeau du CPE. La baisse massive des postes aux concours de l’enseignement. La loi Fillon sur l’école instaurant un socle commun, ou plutôt un SMIC culturel. La Loi sur l’égalité qui revient sur le travail des mineurs et l’apprentissage dès 14 ans alors que c’est un acquis de 1936, qui institutionnalise les stages de longue durée, réel bizutage pour la jeunesse souhaitant intégrer le monde de l’entreprise. La loi CESDA, ou le principe d’immigration choisie défendu par N.Sarkozy qui, ne sachant plus comment augmenter ses chances de présidentiable s’en va paître sur les terres glissantes du Front National.
    Ce mouvement exemplaire de tenue et de fond politique à su, à la manière des grands conflits précédents, marquer politiquement une génération. Ce sera à la gauche et notamment au parti socialiste, qui, à travers son programme, à travers son candidat devra savoir répondre aux attentes soulevées par cette mobilisation.
 
Jules Aimé
Animateur Fédéral du MJS
Par Jules Aimé - Publié dans : Jeunes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus