Le collectif national de Socialisme et démocratie se réunira à l’Assemblée nationale samedi 13 mai.L'inscription est obligatoire...
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Responsable 86 :
Sandrine Martin
Contacts dans les sections :
Buxerolles :
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Saint Benoit /Mignaloux :
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Poitiers :
Abderrazak Halloumi
Fontaine le Comte :
Franck-Yves Guilbert
Neuville :
Jean-Paul Saint Léger
La villedieu / Nouaillé :
Gérard Rivaud
Civray :
Philippe Gautron
Vouillé :
Pierre Failletaz
MJS :
Jules Aimé
Communication :
Sébastien Aufort
Le collectif national de Socialisme et démocratie se réunira à l’Assemblée nationale samedi 13 mai.
Après les élections de 2002, les camarades de Socialisme et Démocratie, qui avaient tous travaillé au côté de Lionel Jospin, ont décidé plus que jamais de poursuivre leur réflexion sur la social-démocratie et ses moyens d’action.
Autour de Dominique Strauss Khan, nous avons enrichi le Parti Socialiste de nos idées, de notre militantisme. Au congrès de Dijon, puis à celui du Mans, nous avons porté le réformisme ; au moment du référendum interne, nous avons défendu notre vision de l’Europe. A chacun de ces rendez-vous, nous avons porté nos convictions, dans le respect de la démocratie, du parti, et de son unité.
Aujourd’hui encore, à l’aube de grands rendez-vous électoraux, nous gardons ce cap. Porter nos convictions pour enrichir le parti socialiste pour les élections de 2007 et cela dans le cadre démocratique défini par tous.
Certes, il faut écouter ce que les Français ont à dire, ce que nous faisons tous chaque jour, mais il faut surtout apporter des réponses cohérentes et globales aux problèmes qui régissent leur quotidien. Ces réponses devront être courageuses et réalisables.
L’alternative n’est pas évidente, nous devons la construire et la porter en redonnant du sens à l’engagement et à la politique.
Plus que d’ordre, la population a besoin de perspectives économiques et sociales réelles. La, se trouve la vraie mise en sécurité de la France.
Même si une gauche rassemblée semble être utopique pour ce futur scrutin, nous devons mobiliser largement les électeurs de gauche et notamment au premier tour, pour faire face à l’offensive populiste de toutes les droites.
Et ce travail la, ce ne sont pas les médias, ni les sondages qui le feront à notre place. Dans chacun de nos espaces d’engagement, qu’ils soient syndicaux, associatifs ou simplement dans notre entourage proche, il faut que nous portions ce message de l’alternative. Nous devons montrer que la gauche et le parti socialiste sont les seuls capables aujourd’hui d’améliorer la vie des français et que pour y arriver nous avons besoin de chaque voix. Rien n’est gagné d’avance, mais tout est possible!
vous étiez animé par cet état d'esprit qui nie, cher au Général de Gaulle que vous n'aimiez pas. Vous saviez que la France n'a pas besoin de paroles dépolitisées mais de solutions étayées.
Le pays, les Français, veulent un autre chemin que celui que pratique chaotiquement l'UMP de Chirac/Sarkozy. Mais les Français veulent aussi autre chose que ce que fit en son temps la gauche.
Le France voit s'achever le cycle douloureux de Jacques Chirac. La droite incertaine laisse la place à une certaine droite. Si de Villepin s'est autodétruit dans la course à la rupture via le CPE, alors Sarkozy est aujourd'hui seul en UMP. Le porte parole du courant rupturisme sera le chef de file du renoncement.
Le renoncement, comme aime à le dire mon ami Dominique Strauss-Kahn, est à la base de la crise de ce pays. Il est la marque de fabrique de cette droite. Elle renonce à la France pour mieux glorifier le marché. Elle refuse à imaginer un chemin à notre modèle pour mieux le liquider. Elle n'a comme horizon que l'entreprise, alors que les Français veulent un pays. Elle glorifie l'individualisme consommateur alors que la France cherche un destin collectif. Elle veut destituer l'individu de son statut de sujet pour mieux le dissoudre dans un marché sans objet. Certes, les Français ont touché du doigt, par le CPE, ce qu'était la rupture annoncée. La droite est prévenue, cela ne passe pas car la rue est là. Alors il faut l'imposer par les urnes. C'est le sens de la candidature de Nicolas Sarkozy, imposer la rupture avec notre modèle par les urnes. Il y a vraisemblablement quelques forces sociales intéressées à cela. Cela mérite bien un conte pour la gauche, celui de « Blanche neige et les 7 nains ». Mais lorsque nous nous réveillerons, il sera trop tard.
Monsieur le Président,
vous qui scrutiez chaque élection cantonale pour mesurer un rapport de force réel. Comment ne pas voir au lendemain d'une magnifique victoire, la gauche en général et le PS en particulier devraient caracoler en tête ? Et pourtant la gauche dans son ensemble n'est pas encore là. Divisée, atomisée, enfermée dans ses débats dépassés. Comment peut-on rejouer « ad nauséum » le scénario déphasé du « oui » et du « non », alors que le combat contre le CPE a réuni sans exclusive toute la gauche et au-delà dressant la ligne de partage des futurs enjeux électoraux ?
La gauche aurait son point d'équilibre entre l'immobilisme et la fuite en avant médiatico-sondagière.
Comme le dit justement Lionel Jospin qui a eu à en souffrir, elle doit s'unir pour gagner, mais comme lui réponds Marie Georges Buffet, sur un projet nouveau.
Les deux sont liés, l'union pour un programme durable. L'union autour de propositions audacieuses et réalistes. Une union qui n'ait pas comme but la préservation des appareils mais le souffle du changement. Il faut dépasser cette logique qui fait, à gauche, de son voisin de pallier l'adversaire principal. On peut diverger sur le chemin mais doit-on s'opposer sur l'essentiel ? Il faut défaire par les urnes, le cours néfaste que Sarkozy veut faire prendre à la France. Pour cela il faut une nouvelle génération d'idées, une nouvelle pratique politique. Le PS a débuté ce mouvement, en imposant la parité, en travaillant à la diversité. Mais il faut faire mieux.
On ne peut pas aller à la bataille face à un adversaire au dessein aussi redoutable sans se fixer l'horizon des temps nouveaux. Si le pays est rétif à la théologie de la rupture, il l'est tout autant au statu quo de l'immobilisme et du renoncement.
Le sens de l'union c'est le renouveau.
Il faut inventer, imaginer, repenser, refonder. Il faut créer le mouvement du renouveau. Il faut pour cela une vision solide, une démarche claire, un programme crédible.
Au lieu de cela, on nous parle, reparle, et reparle, à l'infini, encore et encore, de la certitude de la victoire sondagière de l'un d'entre nous. On sait que ce résultat est précisément obtenu grâce aux « suffrages » de ceux qui s'abstiennent le plus. On sait que de Villepin ne sera pas candidat mais on le met dans le jus pour obtenir le résultat. On sait que le Front National est annoncé trop bas mais voilà il s'agit d'aseptiser la présidentielle, de produire une facilité. Il s'agit de nous endormir. Il s'agit d'un substitut à travailler à une alternative et ce n'est pas innocent.
Tous les ingrédients pour un nouveau 2002 sont sur la table. Un désir dont l'objet même se dérobe pour être désiré - une illusion collective qui s'auto alimente - une certitude sondagière maintes fois démentie mais toujours confirmée - Une gauche divisée qui n'existe que dans le rejet. Un programme parfait mais dont les Français ne perçoivent pas les effets.
Et pourtant près de nous, à nos portes, nous avons vu que le rejet ne suffisait pas. Berlusconi détesté par tous, rejeté par la majorité, brocardé par les médias. Berlusconi, le médiatico libéral et son empire de paillettes. Berlusconi, et ses alliances délétères, n'a été battu par la gauche que de quelques voix.
Déjà, Nicolas Sarkozy l'a salué, déclarant qu'il « s'était battu comme un lion » et nous a assuré qu'il en « tirerait des enseignements ». La bataille s'annonce rude dans une conjoncture drue.
Peut-on faire comme si la question essentielle n'était pas économique et sociale ? Comme si la France n'avait pas à répondre à la crise européenne ? Comme si le monde n'était pas en proie à bien des tourments ? Comme si l'Iran ne voulait pas disposer de l'arme nucléaire ? Comme si Chirac, une fois de
plus, n'était pas pour le boycott du Hamas à Bruxelles et contre au Caire ? Comme si l'Algérie n'était pas en proie à de nouveaux tourments ? Comme si la Russie de Poutine n'était pas en passe de provoquer une crise énergétique ? Comme si le prix du pétrole ne s'envolait pas ? Comme si l'Europe, en proie aux patriotismes de toutes sortes, n'allait pas dans le mur en klaxonnant ? Bref, comme si nous vivions dans le monde rêvé d'Amélie Poulain ?
Et tout cela disparaîtrait du débat lors de la présidentielle ? Peux-on aller à la bataille avec un simple « dites moi ce que vous voulez, je verrais ce que je peux faire ! » Si la gauche n'est pas suffisamment solide, si elle n'est pas armée d'un projet, si elle n'est pas unie, elle sera
balayée comme en 2002.
Le battage autour d'une victoire annoncée est un évitement, une facilité mais aussi une formidable illusion qui prépare bien des désillusions. On propose à la gauche de monter au front la fleur au fusil avec la ligne Maginot des sondages comme seule défense.
Monsieur le Président,
Vous nous disiez souvent dans un demi sourire : « il ne faut pas renoncer. Il faut avancer, avancer encore, avancer toujours ».
Alors dans toute la France, nous avancerons. On nous dit « c'est inutile », « c'est plié ». On pourrait répondre tel Cyrano : « c'est bien plus beau lorsque c'est inutile ». Mais nous avons l'impression de faire ouvre utile. Nous voulons conduire le renouveau de la gauche, de la France et de l'Europe. Mais nous voulons surtout dire à la gauche : Rien n'est fait, rien n'est plié, rien n'est acquis. La gauche, si elle veut présider aux destinées du pays doit prendre son destin entre ses mains. Il n'y aura ni raccourcis, ni faux fuyant, ni faux semblant.
Il faut relever le défi, vous le fîtes par deux fois ! Vous n'êtes plus là pour leur dire, eh bien nous le dirons !

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