Dimanche 21 mai 2006
7
21
05
2006
21:38
10 jours.
Il reste 10 jours pour adhérer au Parti Socialiste et participer à la désignation de son candidat. Seuls les adhérents avant le 1
er juin pourront prendre part à ce scrutin. Au delà, alors que toute la gauche se mobilise pour préparer l’alternative, c’est un grand Parti Socialiste qu’il nous faut construire, colonne vertébrale des forces progressistes de ce pays. Rejoignez le Parti Socialiste ! Participez à la construction de la gauche, de la France, de l’Europe.
Débattre. Maintenant !
La vie du Parti Socialiste est ainsi faite que les camarades se retrouvent plus ou moins soudés selon que l’on soit proches ou non d’une échéance électorale. Parce qu’à l’approche d’une candidature, il est indispensable de débattre. Avec ceux qui entendent porter l’organisation, avec ceux qui la font vivre, et avec ceux qui voteront. Et ce débat aujourd’hui, tout le Parti Socialiste l’attend. Le calendrier de la désignation à l’élection présidentielle est maintenant connu. Entre le mois d’octobre et le congrès d’investiture du 2 décembre, nul n’est dupe, les jeux de courant et les tractations diverses occuperont l’essentiel de l’activité interne. A quelques mois du scrutin, notre engagement pour faire battre la droite mobilisera chaque militant. Il faut donc que le débat s’engage. Maintenant. Plusieurs dans le parti le demandent. Les Etats Généraux du Projet construisent notre socle commun. Mais au delà, les militants attendent de mieux connaître ceux qui entendent y donner son âme et les mener à la victoire. Parce qu’il ne suffit pas de vouloir s’approprier le projet socialiste pour être un candidat plébiscité. Parce que face à un Nicolas Sarkozy « extrêmement puissant », il ne suffit pas de se réclamer de gauche pour être un candidat victorieux.
Certains aujourd’hui refusent ce débat. Les mêmes dont chacun dit pourtant ne pas suffisamment connaître le contenu d’une probable candidature. Les mêmes qui aujourd’hui sont l’objet d’attaques de la droite locale (J-Yves Chamard et d’autres) sur leur silence. Parce que ce silence devient une faiblesse face à nos adversaires. Parce que ce silence est coupable face aux militants socialistes.
Nous le savons, sur la question de l’immigration par exemple, seul un contre projet argumenté peut nous permettre de convaincre les français. Un « silence assourdissant » et une absence de vote promettent à un Nicolas Sarkozy une campagne rêvée.
365 jours. Journal contre le renoncement.
D’autres ont voulu depuis toujours alimenter ce débat interne, construire pierre à pierre le projet du parti socialiste et entendent aujourd’hui défendre les motivations qui les poussent à incarner ces valeurs et ce projet de la gauche. C’est le cas de Dominique Strauss-Kahn.
Considérant que le parti souffrait aujourd’hui de cette absence de débats, et qu’à trop observer derrière nos écrans les sondages chantants, la gauche allait au devant des pires désillusions type 21 avril, DSK a choisi de lancer sa campagne pour la désignation à l’élection présidentielle.
Il l’a fait le 13 mai entouré de nombreux élus et responsables du Parti Socialiste. Nous l’avions fait le 4 mai par la création des comités de soutien. Il précisera et structurera encore davantage sa vision d’une gauche moderne et durable par la parution d’un ouvrage « 365 jours. Journal contre le renoncement » chez Grasset et d’un site Internet DSK2007 ce 23 mai. Rendez vous dans vos librairies. Le débat est ouvert…
Le torchon brûle ?
Centre Presse avait trouvé la semaine dernière un titre accrocheur. Une fois de plus, le Parti Socialiste en faisait les frais. Le souhaitait-on vraiment dans la période ? Ces règlements de compte doivent pouvoir trouver leur place en interne, dans le cadre du parti. C’est en tout cas souhaitable.
Revenons au contenu de l’article. Il s’agissait de la candidature d’Aurélien Tricot sur la 2ème circonscription. Circonscription qui donne d’ailleurs lieu à autant d’articles et de pronostics que les 3 autres du département réunies. Face à trois femmes socialistes, Catherine Coutelle, Anne Gérard, Sandrine Martin, Aurélien Tricot a déposé sa candidature. Masculine. Au nom d’une autre minorité. Celle de son origine. Celle des français issus de l’immigration.
Que penser de la situation ? D’abord que c’est aussi le candidat fabiusien. La précision est de mise. Savoir ensuite si Aurélien est le candidat désigné ou si nos camarades fabiusiens avaient plutôt prévu de soutenir Anne, ne nous importe peu. Notre opposition à ces deux candidats se devine aisément. Une opposition sur le fond de leur projet politique et celui de ceux qu’ils soutiennent. Mais le débat n’a pas été placé sur ce terrain là. Il s’agit de savoir si la candidature d’Aurélien sur cette circonscription réservée aux femmes est choquante. Pas si sur ! Pas sur parce que notre volonté de favoriser la parité partout à gauche est claire. Que le PS est aujourd’hui précis sur la question et tant mieux. Mais que fait-il par contre sur cette minorité qu’Aurélien entend défendre ? Voilà deux congrès que l’on dit, avec la même unanimité que sur la question des femmes, qu’il faut faire la place à cette nouvelle source de diversité, représentative aussi des membres du Parti Socialiste. Mais faute d’engagements, de contraintes (comme pour les femmes), rien n’évolue. Alors certains essaient de pousser le débat. De manière un peu cavalière sans doute. Mais d’autres auraient pu reprocher à Aurélien de ne pas avoir déposé cette candidature. Pour que le débat progresse.
Nous sommes aujourd’hui nombreux à vouloir que notre organisation aille plus loin sur cette question. Nous serons fixés pour ce scrutin avec la décision que prendra le bureau national du PS le 23 mai.
Commentaires