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Militants, élus ou sympathisants du Parti Socialiste, nous animons le courant  Socialisme et Démocratie dans la Vienne.
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Nous participons depuis de nombreuses années à la vie politique locale sous toutes ses formes. Nous voulons aujourd'hui peser sur l'avenir du Parti Socialiste et participer à l'élaboration de son projet. Nous avons voulu ce blog pour débattre avec tous et construire ensemble l'alternative autour de Dominique Strauss-Kahn.

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Dimanche 1 octobre 2006

« Pourquoi je suis candidat »

 

Dominique Strauss-Kahn

 

(Ouest-France, vendredi 29 septembre 2006)

  

Dominique Strauss-Kahn a été ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur (1991-1993) dans les gouvernements Cresson et Bérégovoy, puis de l'Économie et des Finances (1997-1999) dans le gouvernement Jospin. Il est député du Val-d'Oise et président de la communauté d'agglomération de Sarcelles. Formé à HEC et à l'Institut d'études politiques de Paris, il est docteur et agrégé en sciences économiques. Il a été professeur d'université à Nancy, à Nanterre, à l'Ena, à HEC et aujourd'hui à Sciences-Po Paris.Daniel Fouray

 

Après le renoncement de Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn, son ancien ministre de l'Économie, dépose sa candidature à la présidentielle devant les militants socialistes.

Êtes-vous candidat à la présidentielle devant les militants socialistes ?

 

Oui, je dépose demain ma candidature. J'ai écouté les Français, sillonné le pays depuis plusieurs années. Je crois que la France est confrontée à des défis de grande ampleur. Moi, je dis : la rupture, c'est avec la politique de la droite qu'il faut la faire. Le moment de la vérité est venu. Ce qui est en cause, ce sont des choix qui marqueront pour longtemps la vie de chacun d'entre nous, de nos enfants et de nos parents.

 

 

 

 

Y pensiez-vous tout petit ou en vous rasant ?

 

 

 

 

Non. Avant de faire de la politique, j'ai enseigné l'économie, et je continue d'ailleurs de le faire ! Donc, pour moi, il ne s'agit pas d'une ambition que j'ai pu former tout petit. C'est une conviction qui s'est affirmée progressivement depuis le 21 avril 2002. Et quand je vois l'état de la France aujourd'hui, c'est maintenant, pour moi, un devoir. Maintenant une phase nouvelle commence. Elle va nous permettre de parler enfin des vrais sujets et je m'en réjouis.

 

 

 

 

Lionel Jospin a renoncé à être candidat. Qu'est-ce que cela change pour vous ?

 

 

 

 

C'est un retrait, je souhaite que ce ne soit pas une retraite. Sa voix compte et comptera. Il a été fidèle à lui-même, c'est-à-dire cohérent : il avait fixé des conditions pour être candidat et il a constaté qu'elles n'étaient pas remplies. En même temps, il a, je crois, contribué à éclairer nos débats en portant une certaine vision de la politique que je partage et que je veux faire vivre.

 

 

 

 

En quoi, à vos yeux, seriez-vous le mieux à même de combattre Nicolas Sarkozy ?

 

 

 

 

Il faut quatre conditions pour le combattre efficacement. Être rassurant, car il inquiète. Être rassembleur, car il divise. Défendre l'intérêt général contre les clans. Être porteur d'un projet ancré dans ce que la France a de meilleur en rejetant « la rupture » qui n'est qu'une importation du modèle américain.

 

 

 

 

Vous voulez être le candidat du renouveau de la social-démocratie. Mais ce gène-là existe-t-il dans la gauche française ?

 

 

 

 

Oui, non seulement le Parti socialiste est social-démocrate mais la France elle-même est très largement social-démocrate... sans le savoir ! Moi, le social est ma priorité et la démocratie ma méthode. Je suis un réformiste qui veut transformer petit à petit notre société, qui sait qu'il faut créer de la richesse pour pouvoir en redistribuer, qui souhaite lutter contre les inégalités en les attaquant à la racine. Le réformisme demande du temps. Je veux une gauche durable.

 

 

 

 

Avec qui le PS devra-t-il gouverner s'il l'emporte ?

 

 

 

 

Avec la gauche ! Évidemment !

 

 

 

 

Peut-il y avoir un rassemblement de la gauche sans programme de gouvernement ?

 

 

 

 

Non. Nous ne devons pas nous limiter à des accords électoraux. Si nous voulons faire renaître l'espoir, il faut avoir plus d'ambition.

 

 

 

 

Pensez-vous être le mieux placé pour rassembler la gauche ?

 

 

 

 

Oui et même doublement ! Au sein du Parti socialiste, car je suis au point de rencontre de l'innovation et de la tradition socialiste. Au sein de la gauche, car j'assume clairement mon identité social-démocrate et je respecte depuis toujours toutes les autres sensibilités. La gauche a su se rassembler plusieurs fois : contre le CPE, contre l'expulsion des enfants sans papiers et, à mon initiative, contre l'article de loi sur les « bienfaits « de la colonisation et pour le réseau Enfants sans frontières.

 

 

 

 

La dispersion des candidatures à gauche ne risque-t-elle pas de reproduire un autre « 21 avril » ?

 

 

 

 

C'est un risque. Je sens encore dans l'électorat de gauche le souvenir brûlant du 21 avril et la volonté de ne jamais le revivre. Je ferai tout pour créer à gauche la dynamique permettant de la conjurer.

 

 

 

 

Le budget 2007 réduit sensiblement le déficit. C'est difficile à attaquer pour un ancien ministre des Finances ?

 

 

 

 

Pas du tout ! Depuis cinq ans, la France est mal gérée. Cinq ans de perdus : la dette augmente, le chômage n'a pas baissé, le déficit de la Sécurité Sociale a explosé. C'est aussi pour cela que les défis que nous devrons affronter après 2007 sont si difficiles. Sachons - enfin ! - dire la vérité aux Français. On peut être ambitieux pour son pays sans lui faire de fausses promesses. La règle est simple : ne prenons que les engagements que nous pourrons tenir. C'est en tout cas ce que moi je ferai.

 

 

 

 

Le financement des retraites reste un problème central. Est-il raisonnable de plaider pour l'abrogation de la loi Fillon ?

 

 

 

 

Les régimes de retraite continuent d'accumuler les déficits. La loi Fillon n'a pas résolu le problème de financement, mais elle a accru les injustices. Je remettrai tout à plat - mais soyons honnêtes : il ne sera pas possible de revenir aux trente-sept années et demie de cotisations pour tout le monde. Je demanderai une négociation avec les partenaires sociaux pour tenir compte notamment de la pénibilité des différents métiers et du montant des petites pensions.

 

 

 

 

Si vous étiez à l'Élysée, comment aborderiez-vous la question du Proche-Orient ?

 

 

 

 

Je suis choqué par l'incapacité de l'Europe à se faire entendre dans le processus de paix. Lors de la crise de cet été, le président de la République française avait l'occasion d'utiliser la traditionnelle présence de notre pays au Liban pour faire avancer des propositions au nom de l'Europe. Le modèle européen peut en effet servir d'exemple. Voilà des peuples, la France, l'Allemagne, qui se sont combattus pendant des décennies et qui ont réussi à surmonter leurs haines, jusqu'à créer un espace où les conflits se règlent autour d'une table, par le débat et par le droit. Porteurs de ce modèle, nous avons un rôle particulier à jouer, et nous ne le jouons pas !

 

 

 

 

Par quelle autre initiative, l'Union européenne devrait-elle reprendre sa marche en avant ?

 

 

 

 

Ce sera, pour moi, une priorité de tous les instants. Je veux que la promesse, originelle, de réussite économique soit satisfaite et c'est loin d'être le cas. Et je ne renonce pas à doter l'Union d'un projet politique : je souhaite que le modèle social européen soit, pour tous les pays dans le monde qui accèdent à la démocratie, une alternative crédible au modèle américain.

 

 

 

Recueilli par Jean-Yves BOULIC, Paul BUREL, Didier EUGÈNE et Roland GODEFROY.

Par Socialisme et Démocratie 86 - Publié dans : National
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Mardi 19 septembre 2006
Pour une Europe des citoyens.

Le Constat

L’Europe est en panne, en quête immobile de son destin.

Depuis les « non » français et néerlandais, qui, au-delà de la réponse à la question référendaire, ont traduit un rejet des gouvernements conservateurs nationaux en place, la perspective d’une Europe politique s’étiole au fil des renoncements et des compromis sans ambition.

Le « Plan B », présenté comme une solution de secours immédiate prévue par les autorités européennes et nationales, n’était qu’une illusion de campagne. La réalité est plus cruelle : aucune initiative significative n’a été prise depuis un an, aucune relance sérieuse ne se dessine, et de nombreux gouvernements en Europe, dirigés par les conservateurs et comptant parfois dans leurs rangs des ministres d’extrême-droite, se réjouissent plus ou moins discrètement de cette torpeur pleine d’effroi.

Chercher à faire passer le Traité constitutionnel en force, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, serait une grave erreur. La majorité des Français a dit « non » et ce vote doit être respecté. Nous ne reviendrons pas sur la volonté exprimée dans les urnes. Le « non » nous oblige à réconcilier l’Europe avec les citoyens. Il exige des réponses aux attentes exprimées par les Français.

-  Première attente : l’Europe doit tenir ses promesses en matière d’emploi et de croissance. L’europe est une des zones où la croissance, qui conditionne la création d’emplois, est la plus faible. Nous avons pris beaucoup de retard pour emprunter le passage vers l’économie de la connaissance, porteuse dans le champ économique de forte valeur ajoutée comme de hauts salaires et dans le champ social d’émancipation et de reconnaissance professionnelle. Des objectifs ambitieux ont été fixés en la matière dans le cadre de la « stratégie de Lisbonne », mais les outils pour la mettre en œuvre nous manquent aujourd’hui.

-  Deuxième attente : l’Europe ne protège pas assez le citoyen face aux nouveaux risques sociaux, comme les délocalisations ou les ruptures dans les parcours professionnels. Si seule l’Union Européenne a la taille critique nécessaire pour peser sur la mondialisation, les politiques européennes souffrent aujourd’hui d’un déséquilibre flagrant : la concurrence, qui n’est d’ailleurs parfois qu’apparente, y est privilégiée, au détriment des politiques sociales, économiques et industrielles. Une autre articulation doit donc être trouvée pour bâtir un véritable modèle social européen.

-  Troisième attente, enfin : l’Europe est trop éloignée des citoyens, ceux-ci n’ont pas de prise réelle sur les décisions. Alors que la décentralisation ne cesse de rapprocher les citoyens de leurs élus, que les Français s’expriment et veulent peser sur les politiques qui affectent leurs vies, l’Europe paraît souvent trop lointaine, trop abstraite. Il manque à l’Europe et à ceux qui l’incarnent une légitimité politique indiscutable. Il manque une vision clairvoyante de l’avenir, le nôtre et plus encore celui de nos enfants ou petits-enfants. Il manque un esprit de responsabilité pour dire et montrer clairement la destination et le chemin. Il manque enfin une méthode rigoureuse et cohérente.

Ses Propositions

C’est le destin exceptionnel de la France d’être une force porteuse d’utopie qui promeut au-delà de ses frontières les valeurs et principes proclamés par la Révolution française. Elle a contribué, par son rôle moteur dans la construction européenne, au rapprochement des peuples et à l’amélioration de leurs conditions de vie. Parce qu’elle reste au cœur du dispositif européen, elle doit reprendre l’initiative, reconquérir son influence, affirmer l’envergure de ses ambitions.

Les intérêts de notre pays ne doivent pas être frileusement opposés à ceux de nos partenaires européens mais courageusement conjugués, pour entraîner vers le haut, par une valorisation intelligente et concertée de nos atouts respectifs, l’ensemble des Etats-membres de l’Union européenne.

Pour cela, l’Europe politique et sociale représente une contrepartie indispensable et urgente à l’Europe économique.

Seule une initiative progressiste permettra à l’Europe de sortir de l’impasse. Il faut construire une Europe des citoyens. Avec eux et pour eux, une relance progressiste de l’Europe est possible.

Proposition 1

Il faut bâtir l’Europe sociale du XXIe siècle, qui émancipe et qui protège, grâce notamment à :

-  la création d’un revenu minimum européen marquant la solidarité des citoyens européens entre eux et affirmant leur égale dignité ;
-  la sécurité sociale professionnelle pour protéger contre la précarité ou les ruptures professionnelles et renforcer l’employabilité des individus ;
-  un fonds européen pour la petite enfance afin de combattre les inégalités sociales à la racine et aider tous les citoyens à trouver leur place dans « l’économie de la connaissance ».

Proposition 2

Il faut mettre en place un véritable gouvernement économique de l’Europe. L’Europe existe, elle doit être gouvernée avec :

-  un « Conseil des ministres pour la croissance » chargé de mettre en oeuvre une politique économique active, avec un budget orienté sur les dépenses d’avenir : recherche, enseignement supérieur et réseaux de transport européens ;
-  un Eurogroupe renforcé (réunion des ministres des finances de la zone euro), capable de coordonner efficacement la politique budgétaire et fiscale, et représenté par un Ministre des Finances européen.

Proposition 3

Bâtir l’Europe des citoyens. Sans même en être conscients, nous vivons un moment unique dans l’Histoire. Pour la première fois, le continent européen est entièrement démocratique. C’est à nous, aux peuples d’Europe, de poursuivre ce mouvement en achevant la démocratisation des institutions européennes :

-  la Commission doit être élue par la majorité du Parlement Européen et en son sein afin d’établir un lien direct entre les citoyens et les gouvernants ;
-  le choix du Président de la Commission deviendra ainsi un enjeu majeur des élections européennes, dont le résultat devra être annoncé simultanément dans toute l’Europe ;
-  une partie des sièges au Parlement devra être réservée à des listes paneuropéennes, mêlant des candidats originaires de plusieurs pays, pour donner au débat une dimension véritablement européenne ;
-  afin de permettre l’émergence d’un véritable citoyen européen, il faut intensifier les échanges universitaires, renforcer l’enseignement des langues et créer une grande chaîne européenne de télévision publique, pour que chacun puisse connaître et comprendre l’Europe.

La crise de l’Europe n’est pas une fatalité. Une nouvelle dynamique progressiste est possible, dont la France, lorsqu’elle sera enfin dirigée avec audace et sérieux, peut prendre l’initiative.

Ensemble, construisons une Europe du citoyen, pour le citoyen.

Par Socialisme et Démocratie 86 - Publié dans : National
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Samedi 16 septembre 2006
Le constat :

Aujourd’hui, le « descenseur social » fonctionne à plein dans notre société. Au cœur de la lutte pour l’égalité des chances, l’école repose sur le principe juridique d’égalité : tous les enfants ont aujourd’hui, théoriquement, un égal accès aux biens scolaires - les mêmes heures de cours dispensés par les mêmes professeurs dans le cadre d’un même cursus scolaire.

Mais cette égalité théorique ne se retrouve pas entièrement dans la pratique. L’offre scolaire est inégalitaire dans les faits :

-  La carte scolaire renforce la ségrégation territoriale.

-  Les classes de niveau accentuent les écarts entre les élèves.

-  Les filières scolaires réintroduisent les barrières sociales. L’exemple le plus flagrant concerne la filière professionnelle : les titulaires du « bac pro » sont exclus de l’enseignement supérieur professionnel (BTS, IUT, licences professionnelles, écoles d’ingénieurs), les étudiants issus des filières généralistes leur étant systématiquement préférés.

-  Les filières universitaires concentrent les moyens sur les élèves les plus favorisés. C’est le cas des classes préparatoires : on y trouve des enseignants disponibles, des petits effectifs, des exercices supplémentaires. Les grandes écoles concentrent quatre fois plus de moyens par élève que les universités.

-  La durée des études est très inégalitaire. La durée moyenne de scolarisation en France est de 19 années. Mais un jeune issu d’un milieu aisé qui termine médecin, ingénieur ou lauréat d’une grande école, bénéficie de 23 à 25 années de formation gratuite. Le jeune de banlieue sorti sans qualification à seize ans n’aura bénéficié que de 13 années. L’enseignement supérieur est une incroyable machine à redistribuer à l’envers.

En d’autres termes, l’école, dans les faits, ne tient pas sa promesse d’égalité, et laisse au bord du chemin les élèves les moins favorisés, trop tôt abandonnés à leur sort sans bagage éducatif, intellectuel ou culturel consistant.


Des propositions :

Même si l’école parvenait dans les faits à respecter son principe d’égalité en droit, ce serait insuffisant. Donner la même chose à chacun ne permet pas de corriger les inégalités de départ. Il faut changer de paradigme scolaire : passer de l’égalité formelle à l’égalité réelle. Avec un principe : « donner plus à ceux qui ont moins », concentrer les moyens pédagogiques sur les élèves qui en ont le plus besoin.

Assurer l’égalité des chances est une tâche immense. L’école ne saurait la mener seule mais elle en est la matrice essentielle. C’est pourquoi l’Education nationale doit redevenir la première priorité budgétaire de la nation.

-  Créer un poste d’« instituteur volant » en CP. Non affecté à une classe, il serait chargé de donner du temps pédagogique supplémentaire aux enfants en difficulté.

-  Un plan périscolaire pour tous.

-  Renforcer les zones d’éducation prioritaire (ZEP). Les ZEP reposent sur une logique simple : donner plus aux quartiers défavorisés. C’est une bonne approche, car les inégalités se concentrent de manière territoriale. Leurs résultats sont pourtant décevants, du fait de handicaps qu’il faut corriger :

1. Renforcer massivement les moyens financiers alloués aux ZEP. Les moyens sont aujourd’hui saupoudrés : à peine 7% de moyens en plus pour un élève en ZEP ;

2. Adapter l’enseignement des ZEP aux besoins pédagogiques des élèves ;

3. Créer le statut d’« élève à besoin éducatif prioritaire » (BEP), afin de casser l’effet ghetto des ZEP. Les moyens affectés seraient calculés pour les établissements au prorata du nombre d’élèves prioritaires accueillis, quel que soit le statut et la localisation de l’établissement concerné.

4. Donner des affectations « coupe-file » aux élèves prioritaires, sur le modèle de la « filière ZEP » de Sciences Po.

-  Créer des « filières professionnelles longues ». L’idée est de réserver pour les bacheliers professionnels au moins la moitié des places dans les formations supérieures technologiques et professionnelles. Le principe doit être clair : tout élève qui débute en CAP ou en BEP et qui passe son bac professionnel doit pouvoir aller jusqu’au diplôme d’ingénieur.

-  Démocratiser l’enseignement supérieur, avec comme objectif 60% d’une classe d’âge à « Bac+3 ». Nous avons démocratisé le baccalauréat, il faut maintenant démocratiser l’enseignement supérieur. C’est une nécessite de justice sociale. C’est aussi une nécessité économique, dans le monde de la connaissance que est désormais le notre.

-  Garantir à tous un même capital de formation initiale gratuite de 20 ans. Les élèves sortis tôt du système scolaire pourront y retourner à tout moment, y compris en alternance.

Par Socialisme et Démocratie 86 - Publié dans : National
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Lundi 11 septembre 2006
POLITIQUE. --Dominique Strauss-Kahn a passé une bonne partie de la journée de samedi en Dordogne. Il a notamment rencontré les jeunes socialistes à Creysse

DSK y croit vraiment


Arrivé en fin de matinée de samedi à Périgueux, où il a parcouru la Foire-Expo au pas de charge, Dominique Strauss-Kahn s'est ensuite rendu à Bergerac, où il a visité l'entreprise Eurenco, branche militaire de la SNPE confrontée à des problèmes d'emploi. Le candidat à l'investiture socialiste a ensuite rejoint le château du Roc, à Creysse, pour une rencontre avec les jeunes socialistes qui organisaient les rencontres nationales du développement local.
Dans l'après-midi, il avait également rencontré des vignerons pour évoquer leurs difficultés. Concernant l'élection présidentielle, il s'est présenté comme le candidat du courant social-démocrate et n'a pas épargné Nicolas Sarkozy : « Il a toutes les possibilités de mettre en oeuvre ce qu'il propose puisqu'il est au gouvernement mais il ne le fait pas. C'est ce qu'on appelle le populisme ».


Le coucou Sarkozy. Lors de son étape à Périgueux, Dominique Strauss-Kahn avait fait halte à la Foire-exposition. L'ancien ministre n'a pas pu vraiment goûter à un vrai bain de foule mais il s'est délassé autour d'un plateau de fruits de mer, s'informant lors de sa visite au pas de course sur les piscines écolos et les panneaux solaires.
Comparant Nicolas Sarkozy à un coucou qui déniche chez les autres les idées qui lui manquent, il a cherché à faire valoir sa différence, face aux autres candidats du PS à l'investiture. « Nous devons certes nous attaquer aux inégalités sociales, mais aussi répondre aux grands défis qui se présentent à nous, comme la mondialisation, le terrorisme, les finances publiques et la démographie », a-t-il insisté, prônant une social-démocratie européenne, sous l'oeil approbateur du président du Conseil général Bernard Cazeau, qui lui apporte ouvertement son soutien.
Par Socialisme et Démocratie 86 - Publié dans : National
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Lundi 11 septembre 2006
    Cela ne c'était pas vu da la Vienne depuis près d'un quart de siècle.

    Hier, au  Bois de St Pierre se tenait donc la première fête de la rose à la sauce poitevine du XXIème siècle. Elle devait être l’un des événements politiques locaux notoires de cette rentrée, on ne peut pas dire que l’effet souhaité fut obtenu. Pourtant tout était encore possible il y a une semaine. Notre fédération est l’une de celle qui a connu le plus grand bon en avant en terme de militants (de 300 à 1400 en moins de deux ans), nous tenons les deux plus grandes villes du département, la présidente de région qui n’est autre que Ségolène fait le plein (ou plutôt faisait…) de médias depuis six mois… Mais voilà… La star des bobos n’est pas venue.

    Officiellement, elle préparait ses sorties à l’étranger… Dans les faits, on peut penser qu’une ou deux heures passée dans ce qui apparaît pour le français lamda comme un fief n’était pas contradictoire avec son emploi du temps. Mais bon elle n’est pas venue. Une fois de plus elle semble fuir le débat. Ce même débat qui fut au centre de plusieurs interventions à la tribune. Un débat qu’on ne peut fuit, un débat utile et souhaité, un débat réel. L’ambiance était donc pour le moins intimiste, 400 personnes, quelques badauds, des associations, des syndicats  et beaucoup de déçus. En effet tous attendait la zapatera, personne ne la remerciera. Son absence à donc limité la médiatisation de la fête à France 3 Charentes-Poitou et les deux imprimés locaux de la PQR. En ça la fête constitue un raté. La seule star dépêchée sur les lieux était Bruno Leroux, aussi méconnu par les Français que l’était Ségolène il y a vingt ans. Un discours gnangnan sur le thème « on est tous copains et on va gagner… » Par de quoi rassurer.

    Des bons points quand même, la présence de ré-so. La forte présence et l’utilité des membres du MJS. La buvette que nous tenions. La très très bonne intervention d’Alain Clayes, aussi sceptique que nous sur un éventuel succès sans débat. Le temps (oui ça c’est important…). Mais le reste sincèrement…




Intervention de l'animateur fédéral du MJS Jules Aimé


Le stand du MJS, très remarqué car indispensable dans l'installation et la gestion de la fête.


Après le rangement, le bois reprend ses droits...



Par Jules Aimé - Publié dans : Local
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Lundi 11 septembre 2006
Centrepresse
Par Socialisme et Démocratie 86 - Publié dans : Jeunes
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